Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /Déc /2008 04:13

Thème choisi : L’Homme et la nature

Famille générique choisie : Les interventions de l’Homme sur la nature

 

I.    Constat : l’environnement en Polynésie se dégrade


Depuis  une vingtaine d’années, la Polynésie française, destination idyllique pour beaucoup de touristes a subi de nombreuses dégradations issues de multiples causes : tous les milieux sociaux sont concernés, et la politique environnementale laisse à désirer (décisions concernant la préservation du patrimoine naturel des polynésiens, législation concernant le logement, la pollution...).

Les conséquences sont généralement graves voire irréversibles. Cela se traduit par une dégradation permanente des sols (pollution industrielle), du lagon tahitien ( marées, surexploitation des ressources marines, ...). Seul point positif, l’air que nous respirons en dehors de l'agglomération de Papeete,  ne semble pas dégradé au même point que le sol et le lagon polynésien.

 

II.    Les causes sont multiples

 

II.1. Les niveaux de vie des ménages polynésiens contribuent à cette

     dégradation.

 

Bloc 1 : La classe aisée* est responsable ...

 

Bien que minoritaire, la classe aisée représente une menace non négligeable pour l’environnement polynésien. En effet, les habitus* (analyse de P. Bourdieu) de cette classe en font des pollueurs plus ou moins conscients de la gravité de leurs actes. Ces individus généralement dotés d’un capital économique élevé, ne se soucient généralement pas de l’environnement, et optent pour des activités excessivement polluantes.

On peut citer parmi elles : l’achat de 4x4, les fortes consommations en électricité, eau, gaz, etc...

 

Bloc 2 : ...Tout comme les couches populaires*

 

Les couches populaires ne sont cependant pas en reste. En effet, bien qu’hétérogène, cette classe rassemble des comportements homogènes. Ces individus, à l’instar de la classe aisée, se sentent peu concerné par la préservation de leur environnement. Cela s’explique par le fait que les milieux populaires se focalisent essentiellement sur la vie de leur ménage (alimentation, scolarité des enfants, budget vacances...). De plus, ces ménages contribuent à une pollution directe, par l’achat de produit non-biodégradables (moins onéreux), un comportement parfois irresponsable (déchets laissés à même le sol, décharges sauvages, arrosage inconsidéré...), ainsi qu’une sensibilisation peu poussée en rapport avec l’environnement (peu de campagnes de sensibilisations, aussi bien à la télévision que dans les écoles).

 

 

II.2. La politique d’aménagement du territoire reste insuffisante.

 

Bloc 1 : La législation est trop souple.

 

La Polynésie française connaît actuellement des défaillances sur le plan de la législation. En effet, si des textes existent, ils ne sont pour autant pas respectés. Cela est dû à une attitude parfois insuffisamment stricte, de la part des autorités chargées de les faire appliquer. En outre, la législation locale ne suit pas le modèle européen, consistant à trier les déchets dans certaines communes, par exemple. Cela est cependant compréhensible ici, car les ménages polynésiens ne disposent pas des moyens de  tri, et ceux qui sont mis à leur disposition sont insufisament développés, parfois même inexistants... Le secteur du bâtiment devrait également être surveillé. En effet, en perpétuelle avancée, il se développe au détriment de l’environnement, maritime en particulier.

Une modification en profondeur est donc à opérer de la part du gouvernement local, pour que la Polynésie française ne se transforme pas en dépotoir mondial.

 

Bloc 2 : La logique environnementale fait encore défaut dans la définition des politiques sociales.

 

Les ménages polynésiens ne sont pas les uniques responsables de cette destruction progressive de leur environnement. Les hommes politiques locaux ne s’investissent pas assez dans la défense de l’environnement. Le paysage s’en retrouve défiguré, notamment  à cause de la politique touristique expansionniste. En effet, de nombreuses études démontrent que près de 50% de la côte polynésienne a subi sur son littoral des constructions anarchiques. Cela s’explique par le faible budget dont dispose le ministère de l’environnement, et par les priorités du gouvernement parfois contraires à la logique environnementale souhaitable.Les hôtels sont par exemple construits le plus proche possible du lagon, et ce, au détriment de l'environnement.

Autre point noir, l'apparition récente de la "fourmi de feu". En pleine expansion, cette espèce extrêmement envahissante a déjà colonisé une grande partie de l'île (Mahina en particulier, mais aussi sur le littoral tahitien en général). Sa présence menace la faune endémique, de plus, elles représentent un danger pour les mammifères (leurs piqûres extrêmement douloureuses peuvent rendre aveugle).




III/Les conséquences sont alarmantes, voir irréversibles.

   III/1 La terre est souillée en permanence.

 

Bloc 1 :La pollution industrielle et domestique en sont responsables

 

Depuis un certain temps l’image de la polynésie a changé. Si elle est certes toujours considérée comme un « paradis », on peut toutefois observer de très importantes dégradations de l'environnement en raison de la pollution industrielle qui rejette ses déchets dans l'océan, sans pour autant évaluer l'importance de la dégradation de l'environnement polynésien; à côté de cela, les ménages sont tout autant responsables de cette dégradation (rejet des eaux usées dans le lagon, de détritus dans la nature. Il en est ainsi pour la décharge de Punaruu ou de Faa'a, par exemple.


Bloc 2 : La circulation et les transports en communs sont chaotiques.

 

Depuis quelques années en polynésie, notamment à Tahiti, on peut remarquer une augmentation de la circulation. En effet , on peut constater que la voiture est essentiellement le moyen de transport polynésien.

Les transports en commun sont pratiquement inexistants ou anciens et très polluants (trucks)

Sachant que le parc automobile est constitué pour moitié de véhicules « 4x4 », cela donne lieu à une forte émmission de Co2. Notamment à certaines heures d’immenses « bouchons » ...Il en est ainsi, le matin de 6h30 à 9h00 et l'après-midi de 15h30 à 18H00. Ceci provient du fait que Papeete est le centre de rattachement professionnel des polynésiens, peu habitués à "partager" les moyens de locomotion et victimes de transports en commun très archaïques.

 

III2/L’environnement sous marin est endommagé.

 

Bloc1 : Il subit d’une part une pollution naturelle.

 

De la pollution sous toutes ses formes (naturelle comme humaine puis les 30 dernières années , on peut observer une pollution naturelle des fonds marins. Les facteurs identifiés de cette dégradation sont:

- Le déclin de la qualité du récif , ou l’on voit apparaitre une grande domination 

  d’algues à la place de coraux constructeur.

- Une diminution de la biodiversité des coraux. (Certaines espèces sont plus

  résistantes et dominent les autres espèces de coraux)

- Une réduction de la population des poissons dans certains lagons.

- Les cyclones

- Les marées (trop basses,trop hautes,..)

- Le taramea*, espèce poussant à la destruction des coraux.Cette étoile de mer a proliféré depuis la disparition des poissons qui en faisaient la base de leur régime alimentaire, due à la surpêche.

 

On peut donc parler de pollution « naturelle », pouvant parfois être fatale à nos lagons.


 



Bloc 2 : Il subit ensuite une pollution humaine irréfléchie et inconsciente.

 

En effet depuis toujours, l’homme se sert des fonds marins comme source de nourriture, tourisme,... Cependant, il oublie que cette nature est vulnérable. Nous pouvons observer diverses pollutions orchestrées par les hommes :


- La pollution par les sédiments terrigènes (érosion des sols) et les eaux usées.

- L’extraction de matériaux coralliens et de la construction de remblais (5O% du

    rivage a été modifiée à Tahiti)

- La surexploitation des ressources marines. (pêche, industrie perlière...)

- Les activités récréatives (ancre de bateaux, plongée,...)

- La construction des hôtels.


Nous pouvons en, conclure  qu’une certaine pollution émane des habitants de la Polynésie française, mais aussi de l'industrie.

 

Conclusion :

 

L’environnement polynésien est donc gravement touché par différents types de pollution, aussi bien d'origine naturelle que humaine. Les activités et comportements de certains ménages sont irresponsables, et la législation ainsi que son application font toujours défaut à la logique environnementale tahitienne.

Les conséquences sont alarmantes: les sols sont pollués, le lagon transformé.

Pour, éviter que la Polynésie française ne devienne une « déchetterie », ses habitants doivent se responsabiliser ou être responsabilisés par le gouvernement (spots publicitaires, affiches de sensibilisation, visites dans les écoles d’écologistes, application du principe « pollueur-payeur », inspiré des solutions envisagées par les économistes pour gérer les externalités* négatives du marché...)

Par guifab
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 10:04

Synthèse personnelle de F.M, eleve de 1ES3

Annee scolaire 2008/2009

 

 

Ma synthèse personnelle est le reflet des fiches hebdomadaires ou « Carnets de bord » que nos deux professeurs d’Histoire-Géographie et de SES nous ont demandées de remplir semaine après semaine à la fin de la séance de TPE du vendredi après-midi. Je l’ai organisée en 3 étapes.

 

Etape 1 : Détermination générale du sujet :

 

Le TPE a été réalisé par G.LD et moi-même, tous deux élèves de 1ère ES. Le thème de ce travail « l’Homme et la nature », est axé sur les Sciences Economiques et Sociales et l’Histoire-Géographie. La famille générique choisie s’intitule : « Les interventions de l’Homme sur la nature. » Le sujet est : « La Polynésie Française  : un environnement dégradé. » La problématique à laquelle ce TPE tente de répondre est : « Quels sont les facteurs de dégradation de l‘environnement en Polynésie française ? Quelles en sont les conséquences ? » Toutes les phases indiquées émanent des processus suivants : présentation des TPE et des thèmes par les professeurs, « Remue-Méninges » et constitution de familles génériques, choix d’un sujet et esquisse de problématique et d’un plan, production.

 

Etape 2 : Organisation interne :

 

Durant la conception de ce TPE, plusieurs objectifs ont été fixés par et pour le groupe. Tout d’abord, il fallait tenter d’expliquer un phénomène peu médiatisé, pourtant d’importance capitale pour les Polynésiens : la dégradation progressive de leur environnement. Ensuite, le rendre le plus accessible possible, en utilisant divers moyens pour faciliter la compréhension des lecteurs/auditeurs du TPE, tout en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’édulcorer le contenu. Enfin de pouvoir établir un dialogue avec les spécialistes depuis longtemps sur le terrain environnemental, véritable « champs de bataille » entre écologistes et politiques.

Tout au long de sa préparation, nous avons tenté de répartir le travail de manière unanime et optimale entre nous, le sujet étant divisé en deux parties (causes/conséquences.) En outre, comme nous avions déjà acquis de l’expérience en matière de présentation informatique, il nous est apparu utile que pour la présentation finale, on utiliserait ce support. Pour cela, nous avons utilisé le logiciel Microsoft Power Point. Enfin, un blog a été créé sur le site Over blog à l’adresse suivante : http://tahiti-pollution.over-blog.com, de manière à informer le plus grand nombre d’écologistes potentiels possible.

 

Etape 3 : Elaboration du sujet :

 

Ce TPE ayant été encadré par un professeur de SES et un professeur d’Histoire-géographie, notre travail s’ancre dans les programmes de ces deux matières. Je rappelle ici le sujet : « La Polynésie Française : un environnement dégradé », ayant donné lieu à l’analyse de causes et de conséquences.

La partie « Causes de dégradation de l’environnement en Polynésie française », que j’ai moi-même réalisée prend ancrage en partie dans la sociologie, par l’étude des groupes sociaux au plan local, et en partie dans l’étude des failles existantes en matière de surveillance de l’application des lois concernant l’environnement. L’Economie est également indirectement abordée, puisque le tourisme représente la principale ressource de la Polynésie française, devant la production perlière...

Il a été mis en exergue que si les touristes répugnent à venir dans un endroit autrefois idyllique, c’est parce qu’ aujourdhui, la situation économique et environnementale devient plus qu’ alarmante à Tahiti.

Pour sa part, mon camarade a abordé un aspect plus géographique de la situation. En effet, l’environnement polynésien subit les conséquences d’un comportement parfois laxiste de tous. Le lagon est pollué par les rejets industriels d’eaux souillées. Les sols sont ravinés par l’érosion, due à des constructions anarchiques à flanc de montagne, mais aussi souillés par le rejet de déchets dans des décharges sauvages, parfois comparables aux décharges « officielles » (Faa’a, Punaruu.)

 

 

Conclusion :

 

C’est donc à la fois une approche socio-économique et géographique qui nous a permis de réaliser ce TPE. Les objectifs fixés ont presque tous été atteints : les informations sur les dégradations de l’environnement en Polynésie française sont nombreuses, en particulier à Tahiti. Autre point positif : la présentation informatique est achevée, ainsi que le blog reprenant tous les points de ce TPE.

La seule difficulté aura été de contacter les défenseurs de l’environnement directement. Cela s’avérant impossible par rendez-vous et entrevue, nous avons réussi à instaurer un dialogue par mails. Les livres, brochures ou journaux concernant notre sujet étant rares, nous nous sommes orientés vers internet pour alimenter notre TPE.

L’ utilisation d’Internet appelle l’observation suivante : les informations devaient être triées et vérifiées. Cette vérification n’a pu se faire qu’à travers la visite personnelle des sites peu touristiques (décharge de Faa’a, Punaruu, zone industrielle…). Cela a permis en revanche d’alimenter notre présentation avec de nombreuses photographies.

Finalement, ce TPE aura été une expérience enrichissante pour nous deux, tant sur le plan de la culture générale que pour l’expérience des présentations informatiques, ou de la connaissance des lieux, ce qui m’amène à dresser un bilan positif de notre travail.

Par Guillaume & Fabien
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 04:59

TPE

SYNTHESE PERSONNELLE DE G. L D, ELEVE DE 1ERE ES 3

ANNEE 2008-2009

Je m’appelle G.L.D. , mon partenaire de travail se prénomme F. M. .Nous sommes tous les deux des élèves du lycée Paul Gauguin en 1ère Es 3. Afin de découvrir la Polynésie Française en profondeur nous avons décidé  d’étudier l’environnement : « L’Homme et la nature ».Mon camarade et moi-même , n’avons eu aucun problème de type disciplinaire , en effet nous nous sommes très vite partagés le travail  pour mener notre sujet à bien.

Le sujet de notre TPE s’intitule : « La Polynésie Française : un environnement dégradé » Il a conduit à la problématique suivante :

 « Quels sont les facteurs de dégradation de l’environnement en Polynésie Française ? » 

 « Quelles en sont les conséquences ? »

 Notre objectif commun fut de dénoncer les diverses pollutions en Polynésie Française , quel que soit le lieu : dans le lagon ou sur l’île , naturelle ou humaine …Afin de construire le TPE , mon camarade s’est occupé d’étudier les causes et moi les conséquences .Nous avons utilisé  divers outils informatiques , tout d’abord Power Point en tant que support de travail (Diaporama) puis nous avons créé un blog afin de pouvoir donner diverses informations supplémentaires et pour que le TPE soit largement diffusible. J’ai étudié en premier  « Une terre souillé en permanence » puis ; " L’environnement sous marin endommagé " . Ceci ma permis de voir les diverses attitudes négatives adoptées par certaines personnes qu’elles soient issues de classe aisée ou bien pauvre face à l’environnement.

Le travail nous a conduit à exprimer notre étonnement notamment face à divers rejets  de polluants sur l’île . Les conséquences qui en découlent sont alarmantes ,voire irréversibles pour certaines personnes car , l’environnement est saccagé en permanence en Polynésie Française …

Bien que des efforts aient déjà été faits, il faudrait maintenant que les personnes vivant sur l’île soient responsabilisées et informées., Nous espérons ainsi que notre TPE soit diffusé afin de remédier définitivement à ce fléau.

                           G. L. D.

Par Guillaume & Fabien
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 07:43
http://www.ecologie.gouv.fr/Etat-des-milieux-en-Polynesie.html

Depuis une quinzaine d’années, la dégradation des récifs est manifeste dans plusieurs îles (Tahiti, Moorea, Iles Sous-le-Vent), comme l’attestent la mortalité des coraux et le développement consécutif des peuplements d’algues, avec un doublement des biomasses de certaines espèces d’algues au cours des deux dernières décennies.
Mais cette dégradation est très variable d’une île à l’autre, d’une part en fonction de l’impact des catastrophes naturelles (cyclones, infestation d’Acanthaster) et d’autre part en fonction de la pression démographique et des activités qui s’y exercent : la zone urbaine de Papeete, qui concentre plus de 60% de la population polynésienne, est la plus touchée. Viennent ensuite les autres zones de Tahiti, Moorea et les îles Sous-le-Vent et enfin, les autres archipels, pour lesquels les problèmes sont moins graves et plus localisés. Au sein d’une même île, la partie frangeante, directement accolée à la côte et subissant de plein fouet les activités humaines localisées sur le littoral, est la plus touchée.

Tahiti : l’état de santé des récifs est très variable suivant les secteurs. Dans la zone urbaine, 20% des récifs frangeants ont été détruits par les extractions et les remblaiements, pour lesquels 1,6 millions de tonnes de coraux auraient été utilisés, et d’une façon générale par l’aménagement littoral de la zone urbaine et suburbaine : construction de l’aéroport de Faaa sur le frangeant, construction du port de Papeete et de la digue qui le prolonge sur le barrière, aménagements touristiques divers. Les eaux sont polluées par les rejets d’eaux usées et pluviales. La zone barrière est localement touchée, en particulier dans la zone du port. Le point zéro du Réseau Territorial d’Observation (RTO), en 1989, avait mis en évidence de fortes variations dans l’état de santé des différentes stations suivies, avec :
• des sites florissants, avec un recouvrement corallien supérieur à 50% et une faune riche et diversifiée : récif frangeant de Faaa, Arue, récif barrière d’Atimaono,
• des sites moyennement florissants : Mahina, Tautira, Faatautia,
• des sites très dégradés : Hitiaa, le Port, Maeva et Vairao, principalement, mais aussi Taunoa, Faaa (récif barrière), Punaauia , Port-Pha‘ton et Faratea.
Les pressions qui s’exercent sur certaines stations de suivi ne sont pas trop fortes actuellement mais elles ont néanmoins été suffisamment importantes par le passé, pour avoir induit de fortes dégradations du milieu encore observables aujourd’hui : Hitiaa (sédimentation résultant de la construction de la centrale hydroélectrique), le Port, Taunoa et Beachcomber (extraction de matériaux coralliens), dégradations liées à la fréquentation du site (macrodéchets, collecte d’organismes, bris de colonies), attaques d’Acanthaster, observées sur 12 sites sur 17, ou des cyclones (Faatautia, Tautira).

L’analyse des résultats du RTO entre 1989 et 1996 vient de faire l’objet d’une synthèse. Les événements marquants de la période ont été un phénomène de blanchissement en 1991, le cyclone WASA en 1991 et l’infestation de certains récifs par Acanthaster. Les résultats montrent :
• des stations en cours de dégradation : Atimaono à cause d’Acanthaster, Port Pha‘ton qui enregistre une augmentation des algues au détriment des coraux et la station d’Arue qui, bien que vivante, subit une très lente dégradation par remise en suspension des fines d’une très ancienne fosse d’extraction, et en raison d’une plus grande fréquentation du site.
• des stations en cours de recolonisation : Pueu et Faatautia, ainsi que Faaone, où l’on note une amélioration avec un développement croissant des coraux du genre Pocillopora qui semblent devenir prédominants sur les algues calcaires.
• des stations stables : Nuuroa et le frangeant de Faaa, stabilité qui peut s’expliquer par la nature des peuplements monospécifiques à Synarea, résistants aux modifications du milieu.

En revanche, le réseau de surveillance des récifs coralliens de Polynésie montre que les pentes externes semblent moins touchées. Le suivi sur les pentes externes de 13 îles, sur la période 1992-1997, montre une forte croissance corallienne (Chancerelle in CRIOBE-EPHE, 1998).

Moorea : les études montrent une dégradation certaine des récifs depuis 25 ans, sur le récif frangeant comme sur le récif barrière, avec une diminution du taux de recouvrement des coraux, remplacés par les algues, et une diminution des peuplements de mollusques. Les études montrent par ailleurs que les variations sont très brutales, à la suite d’événements catastrophiques (cyclones, Acanthaster, phénomènes de blanchissement, rejet massif de sédiments terrigènes) et alternent avec de longues périodes de stabilité, ou d’évolution progressive et lente. Ainsi l’étude de l’Agencement Temporel des Populations et des Peuplements (ATPP- EPHE, CRIOBE - EPHE, 1994) a mis en évidence, globalement, une relative stabilité des peuplements récifaux depuis 1990, malgré certains évènements naturels (blanchissements, cyclones).

Iles Sous-le-Vent : 6% des récifs frangeants ont été complètement détruits par les extractions de matériaux coralliens et les remblais. Les extractions ont affecté indirectement entre 7 et 11% des récifs coralliens. Il faut y rajouter les surfaces non connues de récifs détruites ou affectées indirectement par les panaches sédimentaires terrigènes ainsi que les récifs affectés par les rejets d’eaux usées domestiques et celles détruites par des causes naturelles.

Bora-Bora : une étude comparative entre 1990 et 1996 (SNC Pae Tai-Pae Uta, 1996) a montré une tendance régressive dans le recouvrement corail/algues pour 24 stations sur 62 (soit 39%), une tendance à l’amélioration pour 26 stations et une stabilité pour 12 stations. Sur 2.000 ha de zones de construction corallienne, 43,6% sont intactes, principalement sur le récif barrière, 44,1% sont menacées à très menacées et 12,3% sont dégradées. Près de 75% des récifs frangeants sont moyennement à fortement perturbés par les activités humaines.

Biodiversité

La zone de richesse spécifique maximale est située dans l’ouest Pacifique et le sud-est Asiatique, qui constituent la métropole de la province indo-pacifique. Le nombre d’espèces diminue ensuite graduellement vers le Pacifique est, et la Polynésie, située à la limite la plus orientale de cette Province, est relativement pauvre en espèces coralliennes. L’endémisme est faible mais l’éclatement de la Polynésie et la grande diversité géographique des archipels polynésiens se traduit par des faunes aux caractéristiques différentes.

Coraux : la faune est pauvre, avec environ 50 genres et 170 espèces actuellement connues. Si 18 espèces sont endémiques à la région, il n’y a semble-t-il pas d’endémisme polynésien, même si trois unités biogéographiques se distinguent : les sous-provinces nord et sud et la zone des Marquises. De nombreux genres ne sont pas présents (e.g. Symphyllia, Oulophyllia, Seriatopora, Goniopora et les familles des Merulinidae et Euphyllidae), mais en revanche, on note d’autres caractéristiques typiques que sont la grande diversité spécifique de certains genres (e.g. Psammocora, Pocillopora, Leptoseris, Montipora) et l’abondance comparative de certains taxa qui sont peu communs ou absents de la zone centrale de l’Indo-Pacifique occidental, comme Sandalolitha et Porites irregularis. La richesse spécifique est plus élevée sur les récifs d’îles hautes que sur les atolls. Dans les atolls, la richesse est plus élevée dans les lagons ouverts que dans les lagons fermés, et les passes présentent la plus grande richesse spécifique (Payri et al, 1997).

Algues : au moins 346 espèces de macrophytes. L’endémisme est faible, mais certaines espèces comme Caulerpa seuratii ou Chevaliericrusta polynesia semblent avoir une aire limitée aux seuls archipels des Tuamotu.

Mollusques : 1.500 espèces. L’endémicité est maximale aux Marquises, de l’ordre de 20% (exemple du Conus gauguini), puis par ordre décroissant viennent les Australes, la Société et les Tuamotu Gambier (exemple de Cypraea obvelata).

Poissons : 800 espèces ont été inventoriées à ce jour, réparties en 90 familles, mais les prospections sont insuffisantes pour avoir un bilan complet. Certaines espèces ne sont localisées que dans un archipel (Anthias regali, Heniochus varius). Pour d’autres espèces, l’isolement génétique plus ou moins important de populations a été mis en évidence entre des îles différentes (Acanthurus triostegus, Dascyllus aruanus - Planes in EPHE, 1994).

Epinephelus microdon (Photo J Orempüller)
Epinephelus microdon (Photo J Orempüller)

Tortues : trois espèces sont présentes la tortue luth Dermochelys coriacea, la tortue verte Chelonia mydas et la tortue "bonne écaille" ou imbriquée, Eretmochelys imbricata.

Les espèces rares ou menacées

Le corail noir Cirripathes sp, utilisé en bijouterie est exploité dans les Iles Sous-le-Vent où certains stocks auraient été anéantis en quelques années. Cette activité, tout autant que les stocks, sont très mal connus. L’espèce est protégée mais continue à être exploitée.

Certains coquillages de collection, Cypraea tigris, Conus textile et Conus vitellus seraient devenus rares dans les lagons de Tahiti. Le triton Charonia tritonis, les casques Cassis rufa et C. cornuta sont également très recherchés et maintenant rares.

Conus (Photo P Laboute)
(Photo P Laboute)

Les stocks naturels de nacre Pinctada margaritifera ont été largement surexploités et la diversité génétique de l’espèce a été considérablement réduite par suite des transferts de nacres d’un lagon d’atoll à l’autre, dans le cadre de la perliculture. Cependant, le lagon de Scilly présente des gisements de nacres encore indemnes de pollution génétique.

La tortue est un animal sacré qui faisait l’objet de règles traditionnelles particulières pour ce qui concerne la capture et la consommation. Elle faisait, et fait encore dans certains atolls, l’objet d’un élevage familial à petite échelle. Les connaissances scientifiques sur cette espèce, en Polynésie, sont limitées mais un inventaire des lieux de ponte est en cours. La tortue est protégée par une réglementation locale et son commerce international est interdit par la Convention de Washington. Les sites de ponte sont protégés dans les réserves, à Scilly, l’un des rares grands sites de nidification en Polynésie et sur l’atoll de Bellinghausen. Le suivi de tortues baguées a fait apparaître des migrations à travers tous les archipels du Pacifique, entraînant la nécessité d’une approche régionale de la protection. Les dernières observations sur les atolls indiquent que le stock est de plus en plus faible sur Mopelia ainsi que sur Scilly où une baisse de près de 94% du nombre de tortues venant pondre a été enregistrée, en raison du braconnage qui, malgré la réglementation, est très important y compris dans les réserves.

Tortue verte Chélonia mydas (Photo J Orempüller IRD)
Chélonia mydas (Photo J Orempüller IRD)

Par Guillaume & Fabien
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 07:57

Réhabilitation de la vallée de la Punaruu

http://www.punaauia.pf/Rehabilitation-de-la-vallee-de-la-Punaruu

  

Historique

- Le lundi 28 avril 2008, s'est déroulée une visite de la vallée en présence des associations de protection qui ont fait part de leurs inquiétudes en matière de dégradations environnementales ainsi que de leur exaspération. Un constat de la gravité du problème a été effectué.

  Une réunion a eu lieu le vendredi 2 mai à la mairie de Punaauia en présence du maire, de la Direction de l'environnement (DIREN), de la Société Environnement Polynésien (SEP) et du représentant des industriels et co-propriétaires de la zone industrielle de Punaruu afin d'étudier la question du gardiennage dans le but d'enrayer les dépôts sauvages.

- Les associations de protection de l'environnement de Tahiti ont été réunies au ministère le samedi 17 mai. Le problème de Punaruu a, à nouveau été évoqué, plusieurs associations de la vallée étant présentes. Une action de nettoyage de la vallée a été proposée ainsi que le tri des déchets en question.

- Une rencontre entre les entreprises situées en amont de la zone industrielle, certains propriétaires fonciers a eu lieu à la mairie de Punaauia le mercredi 21 mai. Une proposition d'aide au débarrassage des déchets en mettant leurs engins à contribution a été faite par ces mêmes entreprises.

Décisions arrêtées : 

Toutes ces rencontres ont permis de convenir d'un plan d'action pour le nettoyage et la réhabilitation de la vallée et le maintien de sa propreté : une grande opération de nettoyage a débuté le mardi 27 mai à 7 heures sous la coordination de la SEP. Un bilan sera fait en fin de journée afin d‘apprécier la nécessité de la poursuivre le lendemain.

Le volume de déchets à évacuer a été estimé à 4500 m3. Il est constitué à 95% de déchets non recyclables. La SEP sera chargée du tri des déchets qui se fera de manière simultanée. La société Tahiti Agrégats localisée à proximité servira de lieu d'entreposage des déchets. Les 5% restants seront évacués vers le centre de recyclage et de tri (CRT) de Motu Uta.

Une fois le nettoyage terminé, il est prévu de mettre en place un contrôle de l'accès à la zone. Des réunions ont été tenues entre la commune, le représentant du syndicat de la zone industrielle, le Pays et l'Etat pour régler les modalités juridiques de l'instauration de ce contrôle qui pourront aboutir, le cas échéant, à des poursuites judiciaires.

D'autre part, les différentes parties s'engageront de manière forte à maintenir la vallée propre.

Il convient de noter que le ministère a travaillé en étroite collaboration avec la mairie de Punaauia et les différentes parties et que tous les protagonistes ont manifesté leur volonté d'aboutir à une solution durable pour la réhabilitation de la vallée de la Punaruu.

enfin une charte de l'environnement a été signé entre les différentes parties qui s'engagent de cette manière à respecter leurs engagements.

Par Guillaume & Fabien
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