Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /Déc /2008 04:13

Thème choisi : L’Homme et la nature

Famille générique choisie : Les interventions de l’Homme sur la nature

 

I.    Constat : l’environnement en Polynésie se dégrade


Depuis  une vingtaine d’années, la Polynésie française, destination idyllique pour beaucoup de touristes a subi de nombreuses dégradations issues de multiples causes : tous les milieux sociaux sont concernés, et la politique environnementale laisse à désirer (décisions concernant la préservation du patrimoine naturel des polynésiens, législation concernant le logement, la pollution...).

Les conséquences sont généralement graves voire irréversibles. Cela se traduit par une dégradation permanente des sols (pollution industrielle), du lagon tahitien ( marées, surexploitation des ressources marines, ...). Seul point positif, l’air que nous respirons en dehors de l'agglomération de Papeete,  ne semble pas dégradé au même point que le sol et le lagon polynésien.

 

II.    Les causes sont multiples

 

II.1. Les niveaux de vie des ménages polynésiens contribuent à cette

     dégradation.

 

Bloc 1 : La classe aisée* est responsable ...

 

Bien que minoritaire, la classe aisée représente une menace non négligeable pour l’environnement polynésien. En effet, les habitus* (analyse de P. Bourdieu) de cette classe en font des pollueurs plus ou moins conscients de la gravité de leurs actes. Ces individus généralement dotés d’un capital économique élevé, ne se soucient généralement pas de l’environnement, et optent pour des activités excessivement polluantes.

On peut citer parmi elles : l’achat de 4x4, les fortes consommations en électricité, eau, gaz, etc...

 

Bloc 2 : ...Tout comme les couches populaires*

 

Les couches populaires ne sont cependant pas en reste. En effet, bien qu’hétérogène, cette classe rassemble des comportements homogènes. Ces individus, à l’instar de la classe aisée, se sentent peu concerné par la préservation de leur environnement. Cela s’explique par le fait que les milieux populaires se focalisent essentiellement sur la vie de leur ménage (alimentation, scolarité des enfants, budget vacances...). De plus, ces ménages contribuent à une pollution directe, par l’achat de produit non-biodégradables (moins onéreux), un comportement parfois irresponsable (déchets laissés à même le sol, décharges sauvages, arrosage inconsidéré...), ainsi qu’une sensibilisation peu poussée en rapport avec l’environnement (peu de campagnes de sensibilisations, aussi bien à la télévision que dans les écoles).

 

 

II.2. La politique d’aménagement du territoire reste insuffisante.

 

Bloc 1 : La législation est trop souple.

 

La Polynésie française connaît actuellement des défaillances sur le plan de la législation. En effet, si des textes existent, ils ne sont pour autant pas respectés. Cela est dû à une attitude parfois insuffisamment stricte, de la part des autorités chargées de les faire appliquer. En outre, la législation locale ne suit pas le modèle européen, consistant à trier les déchets dans certaines communes, par exemple. Cela est cependant compréhensible ici, car les ménages polynésiens ne disposent pas des moyens de  tri, et ceux qui sont mis à leur disposition sont insufisament développés, parfois même inexistants... Le secteur du bâtiment devrait également être surveillé. En effet, en perpétuelle avancée, il se développe au détriment de l’environnement, maritime en particulier.

Une modification en profondeur est donc à opérer de la part du gouvernement local, pour que la Polynésie française ne se transforme pas en dépotoir mondial.

 

Bloc 2 : La logique environnementale fait encore défaut dans la définition des politiques sociales.

 

Les ménages polynésiens ne sont pas les uniques responsables de cette destruction progressive de leur environnement. Les hommes politiques locaux ne s’investissent pas assez dans la défense de l’environnement. Le paysage s’en retrouve défiguré, notamment  à cause de la politique touristique expansionniste. En effet, de nombreuses études démontrent que près de 50% de la côte polynésienne a subi sur son littoral des constructions anarchiques. Cela s’explique par le faible budget dont dispose le ministère de l’environnement, et par les priorités du gouvernement parfois contraires à la logique environnementale souhaitable.Les hôtels sont par exemple construits le plus proche possible du lagon, et ce, au détriment de l'environnement.

Autre point noir, l'apparition récente de la "fourmi de feu". En pleine expansion, cette espèce extrêmement envahissante a déjà colonisé une grande partie de l'île (Mahina en particulier, mais aussi sur le littoral tahitien en général). Sa présence menace la faune endémique, de plus, elles représentent un danger pour les mammifères (leurs piqûres extrêmement douloureuses peuvent rendre aveugle).




III/Les conséquences sont alarmantes, voir irréversibles.

   III/1 La terre est souillée en permanence.

 

Bloc 1 :La pollution industrielle et domestique en sont responsables

 

Depuis un certain temps l’image de la polynésie a changé. Si elle est certes toujours considérée comme un « paradis », on peut toutefois observer de très importantes dégradations de l'environnement en raison de la pollution industrielle qui rejette ses déchets dans l'océan, sans pour autant évaluer l'importance de la dégradation de l'environnement polynésien; à côté de cela, les ménages sont tout autant responsables de cette dégradation (rejet des eaux usées dans le lagon, de détritus dans la nature. Il en est ainsi pour la décharge de Punaruu ou de Faa'a, par exemple.


Bloc 2 : La circulation et les transports en communs sont chaotiques.

 

Depuis quelques années en polynésie, notamment à Tahiti, on peut remarquer une augmentation de la circulation. En effet , on peut constater que la voiture est essentiellement le moyen de transport polynésien.

Les transports en commun sont pratiquement inexistants ou anciens et très polluants (trucks)

Sachant que le parc automobile est constitué pour moitié de véhicules « 4x4 », cela donne lieu à une forte émmission de Co2. Notamment à certaines heures d’immenses « bouchons » ...Il en est ainsi, le matin de 6h30 à 9h00 et l'après-midi de 15h30 à 18H00. Ceci provient du fait que Papeete est le centre de rattachement professionnel des polynésiens, peu habitués à "partager" les moyens de locomotion et victimes de transports en commun très archaïques.

 

III2/L’environnement sous marin est endommagé.

 

Bloc1 : Il subit d’une part une pollution naturelle.

 

De la pollution sous toutes ses formes (naturelle comme humaine puis les 30 dernières années , on peut observer une pollution naturelle des fonds marins. Les facteurs identifiés de cette dégradation sont:

- Le déclin de la qualité du récif , ou l’on voit apparaitre une grande domination 

  d’algues à la place de coraux constructeur.

- Une diminution de la biodiversité des coraux. (Certaines espèces sont plus

  résistantes et dominent les autres espèces de coraux)

- Une réduction de la population des poissons dans certains lagons.

- Les cyclones

- Les marées (trop basses,trop hautes,..)

- Le taramea*, espèce poussant à la destruction des coraux.Cette étoile de mer a proliféré depuis la disparition des poissons qui en faisaient la base de leur régime alimentaire, due à la surpêche.

 

On peut donc parler de pollution « naturelle », pouvant parfois être fatale à nos lagons.


 



Bloc 2 : Il subit ensuite une pollution humaine irréfléchie et inconsciente.

 

En effet depuis toujours, l’homme se sert des fonds marins comme source de nourriture, tourisme,... Cependant, il oublie que cette nature est vulnérable. Nous pouvons observer diverses pollutions orchestrées par les hommes :


- La pollution par les sédiments terrigènes (érosion des sols) et les eaux usées.

- L’extraction de matériaux coralliens et de la construction de remblais (5O% du

    rivage a été modifiée à Tahiti)

- La surexploitation des ressources marines. (pêche, industrie perlière...)

- Les activités récréatives (ancre de bateaux, plongée,...)

- La construction des hôtels.


Nous pouvons en, conclure  qu’une certaine pollution émane des habitants de la Polynésie française, mais aussi de l'industrie.

 

Conclusion :

 

L’environnement polynésien est donc gravement touché par différents types de pollution, aussi bien d'origine naturelle que humaine. Les activités et comportements de certains ménages sont irresponsables, et la législation ainsi que son application font toujours défaut à la logique environnementale tahitienne.

Les conséquences sont alarmantes: les sols sont pollués, le lagon transformé.

Pour, éviter que la Polynésie française ne devienne une « déchetterie », ses habitants doivent se responsabiliser ou être responsabilisés par le gouvernement (spots publicitaires, affiches de sensibilisation, visites dans les écoles d’écologistes, application du principe « pollueur-payeur », inspiré des solutions envisagées par les économistes pour gérer les externalités* négatives du marché...)

Par guifab
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